En réponse à mon Maître

Réponse d'une soumise au regard que son Maître porte sur son évolution...

martinet

Je vous ai souvent posé la question de savoir si j’avais évolué.  Ce n’est pas par simple curiosité, non, mais j’ai le sentiment d’être trop lente à répondre à vos demandes, trop rebelle, trop dilettante, trop…
  Mais vous m’avez assurée de votre satisfaction et des progrès que vous aviez constatés.  J’ai donc repris votre texte pour y apporter mes commentaires…

Oui, c’est vrai…

Mon quotidien a changé.  Vous avez découvert une femme pleine de volonté certes, mais vidée par des évènements de sa vie qu’elle avait eu bien du mal à contrôler.  L’alcool, le tabac, les nuits blanches m’avaient artificiellement permis de « tenir le coup » », mais pour combien de temps encore ?... Vous m’avez imposé des habitudes, que j’ai d’abord refusées, mais votre patience, votre ténacité ont eu raison de ma résistance. Je vous remercie aujourd’hui d’avoir pris soin de moi et mis toute votre énergie et votre tendresse pour me faire reprendre une vie saine et équilibrée.

Oui, c’est vrai…

Vous avez aussi réussi à me transformer en une femme élégante, cherchant dans sa tenue à se démarquer des autres femmes, pas par excentricité ou vanité, non, simplement parce qu’elle est devenue unique, grâce à vous.  Les regards des gens dans la rue sont le plus beau remerciement que je puisse vous offrir, Maître.

Oui, c’est vrai…

Je n’aimais pas mon corps.  Trop maigre, trop petits seins, pas assez de fesses… je ne me dévoilais qu’en fermant les yeux.  Vous me les avez ouverts, m’avez obligée, parfois avec rudesse, à dénuder ce corps sous la lumière crue du jour.  Je vous ai maudit cent fois, mais cédé cent fois, et j’ai vu dans votre regard qu’il était beau, que ma maigreur devenait finesse, que mes petits seins étaient aussi fermes et sensibles, que mes fesses étaient douces sous vos caresses.  Et petit à petit, j’ai accepté de le découvrir devant d’autres et je n’ai vu dans leur regard aucun dégoût.  Aujourd’hui, j’en joue avec plaisir, encore merci, Maître.

Oui, c’est vrai…

J’avais connu la douleur avant vous, je l’avais parfois appréciée, refusant cependant de l’aimer.  Puis j’ai découvert avec vous le plaisir de voir votre regard s’enflammer quand le tourment me gagne.  Il m’a fallu du temps avant d’accepter que certaines de vos tortures deviennent pour moi un délice, une jouissance que j’appelle de mes vœux.  Suppliciez moi encore, Maître, je vous le demande à présent à genoux…

Oui, c’est vrai…

Ce parcours est loin d’être terminé, j’ai encore beaucoup à apprendre de vous.  Mais soyez rassuré, je resterai la forteresse rebelle que vous prenez plaisir à assiéger.  Simplement, au fil du temps, elle laissera s’écrouler quelques murailles pour y laisser entrer son conquérant : vous, Maître.

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