Il y a quelques temps, une personne débutant dans le monde du BDSM m'a suggéré de rédiger un
texte sur le matériel utilisé généralement par les pratiquants.
Voici donc une liste (non exhaustive !) de nos « instruments de torture ».

De la simple pince à linge à celles plus élaborées, conçues expressément pour le SM, leurs
utilisations sont multiples : langue, seins, sexe et peuvent être plus ou moins douloureuses, selon leur
puissance et le temps où elles restent en place. Certaines d'entre elles sont réglables et permettent de varier
l'intensité de la douleur.
A noter que c'est au moment du retrait, quand le sang afflue de nouveau dans la partie pincée que la douleur
est la plus vive. A retirer progressivement ou pas, selon le résultat attendu.
Souvent utilisés en complément des pinces, il en existe de plusieurs formes et masse. Pouvant être posés sur les tétons ou le sexe, ils peuvent être très douloureux selon le temps où ils sont en place.

Les jeux de cire doivent être pratiqués avec beaucoup de prudence. Si certaines d'entre elles sont supportables, d'autres, comme la cire d'abeille, ne doivent pas être utilisées, leur point de fusion s'élevant à 70 degrés environ. Quoiqu'il en soit, il est nécessaire de la tester avant tout usage au creux du poignet par exemple, et de commencer le jeu en la faisant couler sur la peau à une distance d'au moins 30 centimètres. Attention aussi à l'empilement de cire, celle ci formant une croûte, la chaleur est emprisonnée à l'intérieur.
L'électro stimulation est l'utilisation de courants électriques de basse fréquence pour stimuler les nerfs et les muscles et en particulier les zones sexuelles. Sans danger si le matériel utilisé est adapté, elle provoque des sensations plus ou moins fortes selon l'intensité pouvant aller jusqu'à la jouissance.
Simples baguettes en bois (on en trouve dans les magasins asiatiques, elles font très bien l'affaire !) reliées à leurs extrémités par des élastiques, elles servent principalement à pincer les tétons ou la langue.
Les pompes, appelées aussi développeurs permettent, sous l'effet du vide, d'agrandir la partie où elles sont posées. Il en existe pour le sexe et pour les tétons, de tailles différentes. Comme pour les pinces, le retrait peut être douloureux. Simple seringue ou modèle dont la cloche peut rester en place après « pompage », ses effets sont très impressionnants mais peu durables.
S'il ne s'agit pas d'un accessoire à proprement parler, l'ortie a sans conteste sa place dans la panoplie du
Dominant.
Faciles à trouver, les orties des lieux humides sont les plus urticantes, de même celles cueillies en mai.
Pouvant être appliquées sur toutes les parties du corps, elles provoquent des fourmillements et des
démangeaisons qui peuvent durer plusieurs heures, voire plusieurs jours.
Pour accentuer les sensations, on peut passer, après l'application des orties, du vinaigre sur la peau, l'effet
est garanti ! Attention toutefois aux allergies, relativement fréquentes. A utiliser avec précaution sur les
novices, donc.

Privant de la vue, ce simple accessoire plonge la soumise dans un état particulier, mêlé d'inquiétude et de dépendance totale. En outre, il développe ses autres sens et l'oblige à imaginer ce qui va se passer, provoquant crainte et excitation. La cagoule, en cuir ou en latex, peut remplacer le bandeau mais peut être plus difficile à supporter.
Destiné principalement à empêcher la soumise de parler, il en existe plusieurs formes : Simple
foulard, baillons boule, baillons god...Il existe aussi d'autres accessoires produisant le même effet : mors,
écarteur de bouche, baguettes sur la langue...
Le baillon a la particularité de faire saliver celui ou celle qui le porte, qui, ne pouvant déglutir, bave
devant son Dominant, situation très humiliante. A ne pas utiliser en position couchée, car le risque
d'étouffement est sérieux.

Incontournable dans un donjon, cette croix en forme de X permet d'attacher la soumise aux poignets et aux chevilles. Ainsi écartelée, elle est livrée sans défense aux outrages de son Maître.
Qu'elle soit de métal ou de bois, la cage est le symbole de l'enfermement, mais peut aussi réduire la soumise au rang d'animal, où elle peut être contrainte de dormir ou manger selon la volonté de son Maître. Le confinement dans une cage peut être vécu différemment selon les individus : humiliation, stress et même plaisir, mais ne laisse personne indifférent.

Utilisé au moyen-âge pour exhiber les prisonniers sur la place publique, il a une forte connotation symbolique et sert, comme par le passé, à punir la soumise en l'exhibant ou en la fouettant, la position qu'il impose mettant en valeur la croupe de la pauvre suppliciée.
