L'école de dressage 5

Elle entendit la Directrice demander à l’écuyer : « Qu’on la prépare ! ». Aussitôt deux aides entrèrent sur le manége et s’approchèrent d’elle, portant divers équipements.
Sous la direction de l’écuyer qui dirigeait les opérations, ils commencèrent à la harnacher. Forçant ses lèvres, un mors fût placé entre ses dents et des rênes y furent fixées de part et d’autre de sa tête.
Son carcan retiré, on lia ses bras entre eux dans son dos, tandis qu’on lui faisait chausser des bottes sans talon qui l’obligeaient à se tenir sur la pointe des pieds, la faisant trembler, augmentant ainsi la piqûre du fil de fer barbelé dont ont avait pris soin de laisser son corps entouré.

Ecole de dressage 5

Les aides se retirèrent et l’écuyer se saisit des rênes.
Elle entendit claquer un fouet, dont la mèche l’atteignit au milieu du dos, en même temps qu’une légère traction s’exerça sur son mors, elle comprit qu’il lui fallait marcher et elle commença à avancer en recherchant un équilibre précaire ainsi chaussée et sans pouvoir user, pour stabiliser sa marche, de ses bras et de ses épaules totalement entravés par les liens.

Ainsi guidée au milieu du manége, elle prit soudain conscience des regards fixés sur elle, elle les sentit la détailler, l’examiner, la jauger.La sensation d’être une attraction, soudain plutôt que de l’affecter, la galvanisa.
Insensible aux liens métalliques qui l’entravaient, la blessant cruellement, elle redressa fièrement la tête, cambra son buste faisant ressortir fièrement sa poitrine, elle s’attacha à se déplacer avec toute l’élégance de l’animal de race qu’elle était soudain devenue en reprenant confiance en elle.
C’était sa réponse à la situation étrange dans laquelle on venait de la placer, sa manière à elle d’affirmer avec force sa condition et sa volonté de continuer à lutter quels que soient les événements extérieurs.

Elle effectua un tour de piste presque parfait malgré ses muscles endoloris par tout ce qu’elle avait subit depuis qu’elle avait été extraite ce matin de sa cellule.
Revenant à son point de départ, elle sentit l’écuyer tirer sur les rênes et l’entendit murmurer dans un souffle « C’est bien ! ».
Ces deux simples mots eurent pour effet de la motiver et un frisson la parcourut toute entière.
Sentant une agitation dans les gradins, elle tourna légèrement la tête et vit que plusieurs hommes s’étaient assis derrière la Directrice. Celle-ci annonça : « La vente peut commencer ».

Aussitôt les spectateurs descendirent et vinrent se ranger en ligne sur le bord du manége.
Ils étaient tous vêtus de manière raffinée et portaient des bottes de cavalier.Elle leur trouva l’allure de propriétaires terriens, de ceux que l’on voit parfois dans les ventes de yearlings.

Tirant sur ses rênes, l’écuyer la guida pour qu’elle se trouve devant les spectateurs.
Il appela ses aides et ceux-ci vinrent lui retirer le fil barbelé qui l’enserrait. Son corps était profondément marqué par l’action des pointes sur sa peau, et ce fût pour elle comme une délivrance.
Elle se laissa aller à respirer à pleins poumons, sa poitrine n’étant plus contrainte par le métal, elle pouvait la laisser se gonfler profondément. Jouant finement avec le mors qu’elle portait en bouche, l’écuyer la fit tourner lentement sur place afin qu’elle puisse être vue de prés par les acheteurs.
Malgré la gêne profonde que provoquait la situation, ainsi offerte de face puis de dos aux regards, elle s’attacha à soigner son allure et son attitude.

La directrice qui venait de rejoindre la piste annonça : « Messieurs, vous allez pouvoir découvrir l’animal avant de faire vos offres d’achat ». Aussitôt l’écuyer se rapprocha d’elle et usant d’une longue et fine cravache de cuir, il la glissa derrière sa cuisse, l’obligeant à lever haut sa jambe, puis la guida pour lui faire poser le pied loin devant elle.
Accompagnant son mouvement il commentait l’exercice, attirant l’attention des acheteurs sur le galbe de ses cuisses et la souplesse de son mouvement, comme s’il vantait les qualités d’une marchandise.

Les enchères débutèrent. L’écuyer poursuivait imperturbablement sa présentation, appuyant au creux de ses reins, il l’obligeait à bomber le torse, faisant ainsi saillir sa ferme poitrine.
Sa cravache sous son menton, il lui fit remonter la tête très haut pour bien dégager son encolure, puis tirant légèrement sur les rênes, elle dût présenter chacun de ses profils.
Ainsi exposée aux regards, un profond sentiment de gêne l’envahit. Pourtant elle décida de lutter et d’affronter ce moment difficile pour sa pudeur.

Dans le brouhaha qui s’était installé, elle ne distinguait plus les phrases prononcées mais entendait comme dans le lointain les enchères se succéder. Apparemment, sa prestation sur la piste n’avait pas manqué de susciter l’intérêt des spectateurs présents.
Pour autant l’écuyer n’en avait pas terminé avec elle. La faisant de nouveau tourner sur elle-même il l’immobilisa de nouveau, sa cravache soulignant la ligne de son dos, passant avec lenteur et lascivité sur ses frêles épaules.

Presque immédiatement, elle tira ses bras toujours liés en arrière, faisant ressortir ses épaules. La cravache suivit le creux de son revers et prit appui sur ses reins, faisant saillir sa croupe.
Elle rougit violemment, sentant presque sur sa peau les regards des acheteurs, qu’elle devinait détaillant ses hanches et ses fesses, maintenant cambrées sous la pression de l’instrument.
Pour accentuer encore la pose, l’écuyer était passé devant elle et plantant sa cravache au creux de son ventre, il tira fermement sur son mors, l’obligeant à se cambrer encore plus et offrir ses fesses au public sans aucune pudeur.

Conscient du trouble généré en elle par la position qu’il venait de lui faire prendre, l’écuyer la maintint ainsi un long moment, pendant que les commentaires fusaient pour détailler le creux de ses reins. Elle attendit, juste concentrée à maintenir sa position.
L’un des enchérisseurs questionna la Directrice pour savoir si diane était annelée, ayant probablement eu le regard accroché par un éclat de lumière au creux de son intimité.
On la fit alors se tourner de nouveau, et la cravache se glissa entre ses cuisses, les obligeant à s’ouvrir largement et à exposer toute son intimité. Elle ferma les yeux, préférant momentanément s’évader et attendit. La cravache était remontée jusqu’à ses anneaux et les faisait doucement bouger.
Les acheteurs apprécièrent, commentant à haute voix le spectacle qui leur était ainsi offert. Elle entendit alors comme dans un songe « Vendue à Sir Edward Chandler, à charge pour lui de remplir le programme de dressage convenu par avance ».

Elle rouvrit les yeux et vit un homme très grand et mince élégamment vêtu, s’approcher lentement d’elle.
Il était la copie conforme d’un gentleman anglais dont elle se souvenait avoir lu la description dans un roman découvert alors qu’elle était encore adolescente.
Il s’approcha d’elle, marchant avec grâce, et tourna autour de sa nouvelle acquisition, appréciant en fin connaisseur le fier animal qu’il venait d’acquérir…

A suivre...

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