L'école de dressage 6

Deux aides habillés en valets de pied s’approchèrent et sur un signe de l'acquéreur, commencèrent à lui détacher les bras qu’elle avait toujours liés dans le dos, puis lui passèrent deux épais bracelets de cuir reliés entre eux par une fine baguette métallique.
Ils lui posèrent alors une large ceinture sur la taille et lui immobilisèrent les mains en y fixant ses bracelets.
Ensuite ils remplacèrent le simple mors qu’elle portait par un complexe appareillage de cuir et de métal qui lui enserrait d’abord le front, avant de descendre en oeillères lui masquant la vue latérale.
Il se terminait par une sorte de large collier enserrant son cou, tandis qu’un mors très fin maintenait sa bouche légèrement ouverte.
Ainsi harnachée et escortée par les deux valets, elle suivit docilement son nouveau propriétaire qui quittait maintenant le manége. De nouveau ils traversèrent les pièces de la maison de correction. Elle frissonna légèrement en franchissant la grande porte d’entrée, l’air frais qui caressait sa peau lui fit du bien

Ecole de dressage 6

Un petit van était attelé à une luxueuse berline, la porte arrière en fût ouverte et on la fit monter à l’intérieur.
Il s’y trouvait une sorte de chaise métallique aux pieds très hauts, sur laquelle elle fut assise et on l’attacha.
La porte refermée, seule une faible lumière pénétrait par les étroites fenêtres.
Elle ne savait pas où on l’emmenait, mais dans cette légère pénombre elle se sentit presque rassurée.
Le van se mit à rouler lentement l’emportant dans un voyage dont elle ne connaissait pas la destination. La fatigue de la longue et difficile journée qu’elle venait de vivre se fit soudain pesante sur ses épaules, penchant la tête en avant, elle se laissa plonger dans une sorte de rêve éveillé, cherchant seulement un peu de repos.
Le mors dans sa bouche lui rappelait en permanence sa situation et elle se sentit flotter doucement, alors que les images de ce qu’elle venait de vivre parcouraient son esprit, se confondant entre elles, créant une atmosphère étrange et irréelle, propice à la rêverie.
Paradoxalement, la sensation des rudes souffrances supportées s’était dissipée, ne restait que ce sentiment étrange des émotions ressenties par delà la douleur, comme un voyage initiatique qui peu à peu la transfigurait, la faisait exister autrement, ressentir pleinement son corps, à l’écoute de ses pulsions profondes.
Au-delà des inhibitions, elle se rappela les mots qu’aimait Son Maître :
« Je sais un jardin bleu sans muraille et sans fin
Où naît la fleur des fleurs oubliée par la mort
Et dont jamais ne se dissipe le parfum ».
Bercée par ses pensées, elle sombra rapidement dans une sorte d’état second, dans lequel elle pouvait trouver le repos.

Doucement balancée par le déplacement du van, son esprit vagabondait à mi-chemin entre la réalité et le rêve. Sa position assise sur la chaise l’empêchait de sombrer totalement dans le sommeil, l’obligeant à un minimum de conscience pour conserver un fragile équilibre.
Le mode de conduite très onctueux adopté par le chauffeur la préservait des à-coups et la faisait sombrer par instants dans une douce somnolence. Un étrange sentiment, mélange de crainte mais aussi de plaisir l’avait envahie.
Dépossédée de toute capacité d’initiative depuis son arrivée, elle se laissait guider, sachant qu’elle ne pouvait que se soumettre aux volontés extérieures qui venaient s’imposer à elle, petite chose livrée sans défense au pouvoir des autres, et en même temps objet de toutes les attentions, même si ces dernières avaient pour finalité de la maintenir sous contrôle permanent.

Au bout d’un temps qu’il lui fût impossible d’évaluer, le van s’arrêta. La porte s’ouvrit et l’un des valets de pied entra.
Il la détacha et la releva. Elle vacilla, incertaine sur ses jambes. Le valet appela alors son acolyte et chacun la prenant sous un bras, ils l’aidèrent à descendre et à retrouver progressivement son équilibre.
Elle se trouvait devant l’entrée d’une vaste propriété. L’un des valets fixa une longe au cuir qui entourait son cou et la précédant, il la tira vers le jardin.
Elle s’attacha à contrôler chacun de ses pas pour ne pas perdre l’équilibre sur ses chaussures sans talon.
Elle marchait lentement, toute parée de son harnachement, et ayant retrouvé quelque peu ses esprits après la douce torpeur qui l’avait envahie durant le voyage, elle voulut s’assurer qu’elle avait encore une action possible sur son corps en contrôlant son déplacement.
Ils arrivèrent à un vaste bâtiment dans lequel on la fit pénétrer. Il y avait à l’intérieur des box aménagés pour accueillir des chevaux. On la conduisit devant l’un d’eux et la porte en fût ouverte. A l’intérieur il n’y avait que de la paille, et on la poussa pour y entrer. Puis on l’abandonna là en lui intimant l’ordre d’attendre immobile. Silencieuse, elle s’exécuta.

Peu après elle entendit des pas, et Sir Edward accompagné de l’un de ses valets pénétra dans le box.
D’une voix sèche il commanda : « Retirez lui son harnachement et nettoyez moi cette pouliche ! ».
Aussitôt le valet commença à retirer l’ensemble des accessoires qui avaient servi à la guider.

Lorsqu’elle fût complètement nue, le second valet entra portant un seau d’eau et un gant. Il entreprit de la frotter énergiquement.
Fort heureusement, l’eau n’était pas trop froide, ce qui lui permit de se détendre rapidement.
Ayant pris soin de lui remonter les bras, il lava consciencieusement chacune des parties de son corps. Il s’attarda longuement sur ses seins, puis sur son ventre et descendit vers son entrejambe.
Ecartant ses cuisses sans ménagement, il frotta longuement son intimité, glissant ses doigts à l’intérieur pour la laver jusque dans ce qu’elle avait de plus secret et d’intime.
Bras bien ouverts, elle attendit stoïquement, ne pouvant pourtant s’empêcher de frissonner sur ce qui par moment s’imposait à elle comme une caresse insistante, presque une récompense après toutes les contraintes subies.

Ses fesses eurent droit au même traitement. Fermant les yeux, elle se laissa faire tandis que des doigts experts la fouillaient longuement au plus profond de son corps, la forçant sans ménagement alors que vainement elle essayait de se raidir pour éviter cette insistante et troublante pénétration.

Le Maître anglais et son second valet la détaillaient longuement pendant cette toilette poussée, ajoutant à la gêne profonde qui s’était emparée d’elle. Elle eu du mal à contrôler ses émotions et ne pût s’empêcher par moment de soupirer.
Elle luttait pour résister au plaisir qui insidieusement et bien malgré elle la gagnait, alors qu’offerte aux regards elle se prêtait au traitement imposé.

Lorsque la toilette fût terminée, son valet alla chercher un pot de crème et commença à la masser doucement.
Après les durs tourments endurés, l’effet du baume sur sa peau produisit une apaisante sensation de bien être.
Elle se relâcha lentement, et lorsque le produit fût appliqué sur son sexe elle tendit son ventre en avant, maintenant ouverte à la caresse qui lui était longuement prodiguée.
Légèrement euphorique, elle se sentait prête à prendre du plaisir.

Presque immédiatement, elle tira ses bras toujours liés en arrière, faisant ressortir ses épaules. La cravache suivit le creux de son revers et prit appui sur ses reins, faisant saillir sa croupe.
Elle rougit violemment, sentant presque sur sa peau les regards des acheteurs, qu’elle devinait détaillant ses hanches et ses fesses, maintenant cambrées sous la pression de l’instrument.
Pour accentuer encore la pose, l’écuyer était passé devant elle et plantant sa cravache au creux de son ventre, il tira fermement sur son mors, l’obligeant à se cambrer encore plus et offrir ses fesses au public sans aucune pudeur.

La voix de Sir Chandler la ramena brutalement à la réalité : « Cela suffit, couchez là pour la nuit, demain elle devra être bien reposée. »
Les valets l’allongèrent à même la paille, puis ils la recouvrirent d’une épaisse couverture, tandis que son nouveau propriétaire quittait le box sans même un regard.
Epuisée, elle chavira immédiatement dans un lourd sommeil.

A suivre...

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