L'école de dressage 8

Le public qui se trouvait déjà à l’intérieur avait fait silence et les esclaves capturées passèrent devant eux, chacune guidée par son cavalier.
Sitôt franchie l’entrée, elles furent conduites vers de petites cellules creusées dans les murs et fermées par une grille.
Une fois à l’intérieur, elles ne pouvaient plus voir ce qui se passait au dehors. diane entra dans celle qui lui était réservée et attendit docilement la suite des événements.
Le temps s’écoulait lentement dans la semi pénombre, et elle entendait indistinctement venant du fond de la salle des bruits de pas, puis des voix assourdies. Ne sachant pas ce qui se passait, elle se laissa aller à la rêverie.
A force d’être soumise au bon vouloir de forces qui lui étaient totalement extérieures, elle se laissait aller au fil des événements, lâchant prise peu à peu.

Finalement ce fût son tour et un garde vint la chercher. La tenant par le bras, il la conduisit vers le fond de la salle.
Là, Sir Edward entouré de plusieurs personnes, présidait ce qui ressemblait à un tribunal de l’inquisition. L’homme qui l’avait capturée se tenait assis dans un grand fauteuil sur le côté.
Il la dévisagea longuement lorsqu’elle arriva, et sous son regard de braise, elle baissa les yeux soudain honteuse de sa nudité.

cire

Sir Chandler prit la parole : « Soumise vous allez être jugée par ce tribunal et vous subirez ensuite votre châtiment ».
Puis il lut un acte d’accusation, dans lequel il était question de désobéissance répétée à son Maître, de tentative de fuite et diverses autres charges retenues à son encontre..
Elle écoutait mais ne pouvait concentrer son attention, sentant sur son corps le regard du chasseur. Cela la troublait profondément, et elle croisa ses mains dans son dos pour tenter cacher ses fesses, mais alors elle eut la sensation brutale de son pubis dénudé offert aux regards de ses juges et cela ne fit qu’ajouter encore à son trouble.
Elle avait le sentiment d’être exposée sur la place publique, sans rien pouvoir dissimuler de son intimité, contrainte de se dévoiler de la manière la plus impudique qui soit.
Les juges lui posèrent diverses questions relatives à son comportement et à des fautes qu’elle aurait commises antérieurement. Elle s’attacha à répondre le mieux possible mais sans guére pouvoir faire valoir ses arguments.
A l’issue de cet interrogatoire, ils se concertèrent entre eux un moment, puis prononcèrent la sentence : « En expiation de ses fautes, après flagellation, l’esclave recevra la cire sur les seins, le ventre et le sexe. La sentence est applicable immédiatement».

Le cavalier se leva et la poussant du bout de sa cravache il la dirigea vers une grande roue du même type que celles qui équipaient autrefois les diligences.
Elle était fixée à l’horizontal sur un support qui sortait lui-même du sol. Il l’installa sur le dos et l’attacha en croix, bras et jambes largement écartés. Choisissant sur un râtelier à proximité un fin martinet aux longues lanières, il commença à frapper d’abord doucement sa poitrine.
L’un des valets s’approcha et entreprit de faire tourner très lentement la roue. Ainsi les coups pouvaient atteindre avec régularité chacun des côtés de son corps.
Après ses seins, son ventre, son sexe puis ses cuisses furent à leur tour frappés. Volontairement, ces premiers coups n’étaient pas violents, lui permettant d’entrer doucement dans la situation.
A la manière dont il prenait soin de décomposer chacun de ses gestes, elle compris que son nouveau bourreau était aussi un esthète, savourant le moment.
La lumière des torches diffusait de chauds reflets sur son corps, soulignant la douceur de ses formes, elle sentait ses seins palpiter et il lui sembla même percevoir la chaleur des flammes toutes proches, ou alors était-ce peut-être celle des lanières qui maintenant parcouraient tout son corps.
Profitant des mouvements de la roue, le cavalier attendait qu’elle fût face à lui pour cingler sans ménagement son sexe fragile
Sous la douleur elle soulevait son bassin, cherchant à protéger son intimité, ne réussissant en réalité qu’à l’offrir encore plus aux coups de son tortionnaire.

La correction continua longtemps, alternant entre son ventre, ses seins et son entrecuisse. Sa peau avait pris une nouvelle coloration qui virait peu à peu du rose au rouge.
Elle comprit qu’il s’agissait de préparer l’épreuve suivante, en la corrigeant ainsi longuement c’était un peu comme la mettre à vif avant de recevoir la cire qui ne manquerait pas de provoquer ainsi de biens grandes et vives douleurs, pour la plus grande satisfaction de celui qui était en train de la dominer.
Les instruments furent variés, jusqu’à ce que l’utilisation d’un single tai vienne clore cet épisode.
Elle n’en reçut que cinq coups, un sur chaque sein, deux sur le ventre et un sur le sexe, mais elle se mordit les lèvres pour ne pas hurler tant ils furent sévèrement portés.

L’aide qui avait fait tourner la roue la détacha puis l’amena devant une haute table en bois massif. Il l’aida à y monter, puis l’attacha, bras et jambes solidement fixés à des anneaux qui se trouvaient aux quatre coins. Tournant légèrement la tête, elle vit que les spectateurs s’étaient rapprochés d’elle pour assister de près au spectacle du nouveau tourment public qu’elle allait devoir subir après sa flagellation.

Les gouttes de cire commencèrent à couler sur ses seins, atteignant d’abord ses mamelons irrités par la flagellation qu’ils venaient de longuement endurer. Le mélange des deux sensations celle de la cire chaude sur sa peau irritée la fit tout d’abord se cabrer, mais fermement maintenue il lui était bien sûr impossible de se dérober. diane respira profondément pour supporter l’épreuve et chercha à se détendre pour mieux y résister.
C’était mésestimer l’expérience de celui qui la maltraitait ainsi. Avec un réel sadisme, il rapprochait fréquemment la bougie de sa poitrine, déposant ainsi une cire encore brûlante.
Les premières minutes de ce véritable supplice lui parurent une éternité, mais la couche de cire qui se constituait peu à peu la protégeait et venait adoucir son châtiment et le rendre presque supportable

Elle pensa avoir franchi l’obstacle, elle avait simplement oublié ses cuisses ouvertes, son sexe exposé à la langue brûlante de cire.
La morsure sur ses chairs tendres fût terrible et elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Farouche et déterminée, elle se contint et endura son tourment sans se plaindre. Ouvrant les yeux par moment, elle lut l’admiration dans le regard des personnes qui assistaient à la scène et cela renforça son courage, lui donnant l’énergie de supporter l’épreuve.
Elle perdit la notion du temps et entra dans une dimension qu’elle connaissait bien, celle ou elle pouvait se laisser flotter et savourer les sensations provoquées, celle où elle ne s’appartenait plus et ou d’autres dirigeaient son ressenti.

Le voyage dura longtemps, c’est le mouvement de ses bras et de ses jambes que l’on détachait qui la ramena lentement sur terre.
On la fit descendre de la table, et elle vacilla lorsqu’elle se retrouva debout. Mais des bras fermes la soutenaient et la guidaient vers une grande glace fixée au mur.
Elle se découvrit alors toute caparaçonnée d’une splendide cire rouge. Le spectacle était magnifique et elle sourit à son propre reflet, découvrant alors derrière elle le visage de son chasseur, dans les yeux duquel il lui sembla remarquer comme une étincelle de satisfaction alors qu’il contemplait son ouvrage. Il posa doucement sa main sur son épaule et elle en fût rassurée.

A suivre...

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