L'école de dressage 9

Les deux valets qui s’étaient occupés d’elle jusqu’à présent vinrent la chercher et après avoir posé un châle épais sur ses épaules, l’entraînèrent avec eux.
Elle fût conduite dans une vaste salle d’eau et ils commencèrent à retirer la cire qui la recouvrait.
Elle fût surprise par leur douceur. Contrairement à ce qu’elle avait subit jusqu’à lors, ils agissaient avec beaucoup de délicatesse, détachant avec lenteur les plaques de cire qui couvraient son corps.
Lorsque ce fût terminé, ils la dirigèrent vers une grande baignoire déjà pleine dans laquelle ils la firent entrer.
L’eau était délicieusement chaude et parfumée et elle s’y allongea avec délice, s’abandonnant à cette caresse. Elle sentit son corps se détendre peu à peu et la fatigue la quitter.
Elle se laissa lentement glisser dans une douce torpeur. Après les nombreuses épreuves qu’elle avait endurées tout au long de la journée, ces moments de relaxation étaient pour elle une pure félicité. Elle fût tirée de cet état par deux mains fermes qui s’étaient glissées sous ses bras.
On l’aidait à se redresser et elle se laissa faire docilement. Toujours avec la même douceur, les deux valets tenant des éponges entreprirent de la rincer.
La subtile caresse sur tout son corps provoqua en elle des ondes de volupté et elle ferma les yeux pour mieux savourer l’instant.
Sortie de la baignoire, on la sécha puis l’enduisit d’une huile au subtil parfum. Elle était très étonnée, après l’attitude si rigoureuse de ses geôliers, de leur nouvelle prévenance.
Ils lui firent ensuite enfiler une épaisse sortie de bain, et l’emmenèrent.
Elle arriva dans une grande pièce vivement éclairée. Sir Edward était assis dans un confortable fauteuil, entouré de ses quelques invités, eux-mêmes installés autour d’une large table de massage.
Il faisait chaud, on lui retira son peignoir, et elle fût invitée à se diriger nue vers la table.
Elle eut un bref moment de recul, se demandant quel supplice il allait encore lui falloir affronter, mais elle avait compris que toute résistance était inutile puisque son acquéreur parvenait toujours à ses fins.
Résignée elle s’avança, prête à subir une nouvelle torture. Au lieu de cela, elle fût délicatement installée sur la table, puis l’un des invités se leva et s’approcha d’elle.
Il tenait un flacon à la main, et en versa le contenu sur son dos, puis il commença un délicat massage de ses épaules d’abord, puis de son dos. Immédiatement un grand bien être l’envahit et elle s’abandonna aux mains expertes qui parcouraient le creux de sa colonne vertébrale.
Elle sentit peu à peu chacun de ses muscles se détendre et tout son corps se relâcher en même temps que la douce chaleur de l’onguent pénétrait sa peau.
Les mains descendirent massant chacune de ses fesses avant de rejoindre ses cuisses, puis ses mollets. Elles remontèrent ensuite très lentement et lorsqu’elles se posèrent sur la peau fine et sensible de l’intérieur de ses cuisses, elle ne pût s’empêcher de les écarter attendant secrètement une caresse plus intime. Mais cette caresse ne vint pas, les doigts experts parcourant de nouveau ses fesses et son dos.
Elle trembla sous l’effet de la frustration. Elle avait oublié la présence des spectateurs tout autour de la table, absorbée qu’elle était par ses sensations et la chaleur qu’elle sentait envahir peu à peu son sexe.
L’homme qui la massait avait bien perçu son frémissement et dés lors il s’attacha à parcourir tout son corps, passant et repassant tout prés de son sexe, presque à le frôler, sans jamais le toucher.
Elle vibrait de plus en plus sous la caresse, soulevant sa croupe, offrant sans plus de pudeur son sexe, mais sans recevoir ce que maintenant elle désirait à toute force : une satisfaction pour ses sens exacerbés.

Le massage s’interrompit subitement et dans le brouillard qui avait envahit son esprit, elle entendit une voix de femme qui demandait au Maître des lieux la permission de la caresser publiquement. Ce dernier lui en donna l’autorisation.

diane sentit deux mains légères se poser sur son dos et on l’aida à se retourner.
Ses jambes furent remontées puis ses cuisses largement ouvertes, dévoilant son intimité à l’ensemble de l’assistance.
Effleurant d’abord son ventre, des doigts agiles vinrent ouvrirent les lèvres de son sexe, dévoilant sa chair délicatement rosée, avant de dégager son clitoris.
Ce premier contact, si directement au cœur de sa féminité, alors qu’elle devinait par ailleurs les regards qui se posaient sur elle, l’emporta brutalement dans une première vague de délice qui la parcourut toute entière.
Etre caressée ainsi publiquement provoquait en elle un trouble profond, dans lequel le plaisir le disputait à la honte.
Le contact se fit plus insistant sur son clitoris, lui arrachant de profonds et incontrôlables gémissements. Elle eut très vite un violent orgasme qui la laissa pantelante.
Mais ce n’était pas fini, remplaçant ses doigts par sa langue, sa tendre manipulatrice entreprit de la faire jouir de nouveau.
Le plaisir reprit crescendo et elle s’abandonna totalement à la douceur de cette langue experte et chaude qui maintenant parcourait tout son sexe, s’attardant savamment sur les zones les plus sensibles de son intimité. Elle se laissa alors envahir par la jouissance qui la parcourait presque sans discontinuer.

cire

Lorsque cela s’arrêta, elle était incapable de savoir combien de temps avait duré le si tendre supplice de ses sens, mais elle sourit tendrement lorsque son amante d’un moment vint déposer un baiser sur sa bouche un baiser tendre.

Elle entendait maintenant les spectateurs qui commentaient la scène saphique à laquelle ils venaient d’assister, mais le trouble qui l’avait envahie tout à l’heure avait maintenant disparu.
Sir Chandler la laissa ainsi longtemps exposée, les cuisses toujours ouvertes, le coquillage de son sexe offert aux regards de l’assistance qui allait et venait dans la pièce, s’arrêtant pour la contempler, détaillant son corps. Elle était un pur objet de décoration, que chacun était libre d’examiner et de toucher s’il le souhaitait.

Finalement la voix autoritaire du Maître anglais annonça qu’elle allait être emmenée pour la nuit, car elle avait maintenant besoin d’être bien reposée en prévision de la dernière épreuve qu’elle aurait à subir le lendemain.

Les valets vinrent la chercher pour la conduire dans une chambre et la coucher dans un vaste lit à baldaquins.
Comme elle leur disait son étonnement de tant de prévenance après avoir subi les dures conditions de sa cellule, ils lui répondirent qu’elle devait être tout particulièrement préparée à affronter la journée du lendemain, ce qui expliquait le soin attentif que l’on avait pris d’elle ce soir.

Elle ne chercha pas à en savoir plus, se doutant qu’elle n’obtiendrait de toute façon pas de réponse, et qu’il lui fallait donc plutôt se reposer pour reconstituer ses forces en prévision de ce qui l’attendait.
Ignorant de quoi il s’agissait, elle s’interdit de penser au lendemain de crainte d’être envahie par l’angoisse. Mieux valait profiter du confort et de la chaleur de cette chambre, sans anticiper les épreuves à venir.

Au matin les valets attachés à sa personne la réveillèrent et la conduisirent directement vers la salle de bains attenante à la chambre dans laquelle elle avait dormi.
Une grande baignoire creusée dans le sol était emplie d’une eau mousseuse. Ses aides l’aidèrent à s’y glisser et elle entra avec délice dans le bain parfumé.
Allongée, les yeux mi-clos, elle profita sans remord de ces instants de plaisir qui venaient prolonger une nuit réparatrice.
Au bout d’un long moment, les valets qui s’étaient discrètement éloignés revinrent pour l’aider à sortir de son bain. Tenant des éponges, ils entreprirent de la rincer soigneusement. Elle fût ensuite séchée puis ils passèrent sur tout son corps un baume pour adoucir sa peau.
Son habillage commença alors, on lui fit enfiler un magnifique bustier noir décoré de broderies en fil d’argent. Ce dernier découvrait largement ses épaules tout en mettant en valeur sa ferme poitrine comme dans un fourreau qui l’enserrait étroitement et la révélait aux regards tel un bijou dans son écrin.
Elle chaussa ensuite de hautes cuissardes de cuir dont les fins talons accentuant la courbure de ses pieds creusaient ses reins, lui donnant une attitude altière et une démarche des plus élégantes…

A suivre...

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