Vogue, petit mousse !(5)

Petit mousse a repris le large. L'aventure continue...

Le repas qui suivit fut excellent : viandes rôties, légumes, ragoût de poisson, Petit mousse découvrait des saveurs nouvelles et, désormais totalement détendu, observait avec plaisir ce peuple joyeux et pacifique qui les avaient accueillis avec tant de gentillesse.

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Il regrettait de les avoir si mal jugés et, sans doute légèrement éméché par le breuvage qu'il s'efforçait de boire pour faire honneur à ses hôtes, il avait quitté sa réserve habituelle et riait avec les hommes de la tribu, sous le regard satisfait du Capitaine.

Il s'aperçut soudain que les femmes avaient disparues. Seules, les plus âgées d'entre elles faisaient le service, et le jeune marin se demanda où elles pouvaient bien être.
La réponse ne se fit pas attendre : Il les vit sortir des cases, toutes entièrement nues, ne portant comme parure que des colliers de coquillages autour de la taille, et des fleurs dans leur chevelure sombre.

Un des hommes s'était saisi d'une sorte de djembé et, frappant d'abord doucement l'instrument, entraîna celles-ci une danse chaloupée autour du feu.
Elles ondulaient, le regard lascif, aguichant les hommes sans aucune pudeur.
Petit mousse observa la réaction de son Capitaine. Le sourire aux lèvres, l'oil brillant, il détaillait avec une visible délectation, les formes pleines et sensuelles des danseuses qui s'arrêtaient devant lui, faisant tinter les coquillages de leur ceinture en se trémoussant voluptueusement.

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Le jeune marin était à la fois gêné de découvrir ces corps féminins, s'exhibant de manière aussi impudique, mais il ressentait aussi au fond de lui une émotion qu'il ne connaissait pas, une chaleur dans le bas ventre qui lui échauffait les sens au point qu'il avait envie de les toucher, d'étreindre les seins fermes des jeunes filles qui le dévisageaient avec hardiesse, de caresser leurs fesses rebondies.

Le rythme du djembé s'était acceléré et les femmes maintenant étaient prises d'une véritable frénésie. Frappant des pieds, elles gesticulaient, rejetant leur buste en arrière, les bras pendants, puis se recroquevillant, les mains croisées sur leur sexe, semblant s'offrir puis se refuser aux hommes autour d'elles, excitant l'assemblée par des cris tantôt rauques, tantôt hystériques, selon la position dans laquelle elles se trouvaient.

à suivre...

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