
Libertin, subversif, athée et farouchement anticlérical, Sade est considéré comme un philosophe au sens
du XVIIIème siècle, dénonçant furieusement la religion catholique, la morale publique et l'hypocrisie des
hommes de son temps.
Sade est l'anti Rousseau du Siècle des Lumières. Là où Rousseau cherche l'origine du Bien, Sade dévoile
l'origine du Mal, prêchant l’orgie, le vol, le parricide, le sacrilège, la profanation des tombeaux,
l’infanticide et bien d'autres horreurs.
Son oeuvre est une apologie au plaisir à satisfaire quelque soit la nature de celui-ci. Et la nature de Sade
est obscène, violente, cruelle, au point que, transposée de nos jours, « Le silence des agneaux » pourrait
passer pour une gentille historiette.
Elle lui a cependant permis de passer à la postérité, notamment grâce à la dénomination sadisme, employée
dès 1834 par Boiste dans son encyclopédie universelle.

Ce sadisme-là n'a évidemment rien à voir avec celui qui est employé dans la définition du BDSM, et je me demande si tous les détenteurs de pseudos tels que « Marquis », « Divin marquis » et autres ont bien lu l'original pour oser se revendiquer d'un tel patronyme.
J'ai lu sa « Justine ou les malheurs de la vertu », abandonné en cours de route sa « Philosophie dans
le boudoir ».
Si l'oeuvre de Sade présente un intérêt du point de vue historique, j'ose espérer que comme moi, il n'évoque
aucun fantasme parmi les pratiquants BDSM.
Mais le mieux est encore de le lire, aussi voici le lien de « Justine »
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